Equipement

Lundi 28 septembre 2009
Par IRONMARC
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 13 juillet 2009

PINARELLO PRINCE




Par IRONMARC
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 2 juillet 2009

Je me suis laissé tenter par une paire de booster sur un stand à Nice sans vraiment trop croire au preformence de ce produit. Je fus agréablement surpris par leur efficasité : aucun problème de crampe pendant la course et une meilleure récupération après la course.








BV Sport

Manchons portés uniquement pendant l’effort

Issu du département recherche et développement de la société BVSport, et portés uniquement pendant l’effort, les manchons BOOSTER BVSport, améliorent la performance en renforçant la tonicité musculaire et en accélérant le retour veineux.

Par son effet
aponévrose il optimise le rendement musculaire.

Ce système laisse le libre choix de mettre ou non une chaussette.


Technique : Ce concept BVSport sous la forme d’un manchon, agit de manière spécifique : les pressions adaptées sur le mollet (brevet®), limitent la dilatation, assurent une meilleure oxygénation et optimisent l'action de la fibre musculaire.
Le pied laissé libre autorise de mettre ou non une chaussette.


Issu de recherches médicales reposant sur des bases physiques et technologiques d'avant-garde, écho-doppler couleur, I.R.M (imagerie par Résonance Magnétique nucléaire), le concept BVSport est unique, protégé par un brevet mondial et validé par les staffs médicaux des Fédérations Françaises de Football, de Basketball et d’athlétisme.



UN PEU DE PHYSIOLOGIE...

Le volume sanguin de l'être humain est constitué par des artères qui apportent l'oxygène aux muscles et, pour plus de 80 %, par des veines qui éliminent les toxines.
Situé à distance du cœur et des poumons, le sang dans le mollet va avoir beaucoup de difficultés pour remonter.

Lors de la pratique sportive, qu'elle soit intensive ou de loisir, le mollet se comporte comme une véritable éponge qui se remplit rapidement.

Si l'effort est intense, le débit cardiaque peut augmenter de 5 à 6 fois et le débit musculaire de plus de 20 fois. Ceci se traduit par une dilatation veineuse et une hyperpression pouvant être responsable d'une mauvaise oxygénation musculaire (lourdeurs, fatigabilité, crampes) et d'une baisse du rendement et de la performance.

La répétition de ces conditions va aboutir à une fragilisation des fibres musculaires du mollet avec augmentation du risque de blessure.

L'application de la contention BVSport, spécifique et adaptée à la physiologie du sportif va permettre d'aider à l'élimination des produits de déchets et toxines.


Par IRONMARC
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 20 décembre 2008
Pour tous ceux, qui comme moi, oubli d'enlever les bidons sur le vélo après leur sortie et qu'au bout de quelques jours ça commence à sentir mauvais et qu'il y a des trucs bizarres qui commencent à pousser à l'intérieur, voici comment bien les nettoyer :
 
1 bien les laver avec de l'eau chaude et un goupillon
2 mettre un sachet de levure chimique et de l'eau et laisser macérer 24 ou 48h
3 bien rincer et la c'est propre et plus aucune odeur




Par IRONMARC
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 14 décembre 2008

Shimano Di2

Shimano Di2 Enfin! Le tout dernier groupe Shimano Dura-Ace électrique Di2 a été officiellement annoncé. Il sera disponible pour l'année 2009. Bien que tout soit officieusement connu depuis des mois, il est bon de connaître les spécificités des pièces. Le groupe Di2 7970 complet sera donc 113g plus léger que le 7800 actuel, mais environ 68g plus lourd que le Dura-Ace 7900, version 2009 donc. Les avantages des groupes électriques ne sont, au premier abord, pas évident. Cependant Shimano a pu nous rassurer à l'aide de quelques arguments convaincants: - Passage des vitesses ultra rapide et précis * la course des leviers est infime pour changer de vitesse - Absence de câbles mécaniques au profit de câbles électriques * plus de câbles grippés dans les gaines après des sorties sous la pluie * le dérailleur arrière est actionné par un micro moteur * la précision du dérailleur est conservée après le réglage initial - Durée de vie de la batterie: 1000km * chargement complet en 1 heure et demi - Possibilité à l'avenir d'intégrer les câbles dans certains cadres D'un point de vue tarif, le groupe complet a été annoncé à presque 2500 euros...! Aie!




Look ZED

Le nouveau pédalier ZED instaurera de nouveaux standards de légereté et de rigidité à sa sortie dès l'automne. Les manivelles dont le rapport rigidité/poids est presque deux fois plus intéressant que les Shimano Dura-Ace, sont annoncées à 320g. Elles pourront être équipées d'une transmission compacte ou traditionelle selon les goûts grâce à une double position des vis de serrage des plateaux. De plus, la taille de ces manivelles pourra être modifiée, à souhait, via le système Trilobe qui autorise 3 tailles de manivelles diffèrentes: de 170 à 175mm.
Assurèment une magnifique pièce, à la fois très bien pensée par sa compatibilité des transmissions, mais aussi par l'ajustement simple de la longueur de manivelle.
Cependant plusieurs points noirs sont à souligner puisque les ZED ne seront compatibles, pour l'instant, qu'avec le cadre haut de gamme 596 Triathlon, et avec les nouvelles pédales Kéo ZED, mettant en avant un corps carbone et un axe titane.




Le groupe Campagnolo Super Record très haut de gamme se placera donc au dessus du groupe Record pour un tarif annoncé à près de 2300 euros contre 2000 euros pour le Record "simple". Il disposera donc de 11 vitesses, le Record "simple" et le Chorus aussi. A priori, la largeur de cassette est conservée ce qui est de bon augure pour la compatibilité, mais la chaîne s'affine. Le carbone se taille la part du lion sur ce groupe mais la céramique et le titane s'offrent plusieurs places de choix sur les galets et la visserie.
Les leviers changent radicalement de forme sur toute la gamme, ils s'avèrent plus hauts et reviennent vers l'intérieur.



Cervélo

Cervélo sort la nouvelle version de son cadre de triathlon/contre la montre. Le P4 est annoncé comme le vélo le plus aérodynamique jamais développé, ce qui comprend à la fois les vélos homologués par l'UCI, et ceux non homologués. La fourche développée par Cervélo facilite la transition du flux d'air vers le cadre, le bidon de 570mm est placé juste au dessus du boîtier de pédalier et s'adapte parfaitement au tube diagonal, au tube de selle et au boîtier de pédalier dans une forme aérodynamique. Le frein arrière est intégré au bases, ce qui permet de réduire la traînée et de les rendre invisible, il est aussi puissant qu'un frein Dura-Ace, tout en étant 30% plus léger.



Le Pinarello Prince d'Alejandro Valverde


Le vélo de Valverde, champion hispanique sur route, était mis en avant sur le stand Pinarello. Il s'agit d'un Prince peint sur-mesure aux couleurs de l'espagne, sur lequel l'accent a été mis sur les coloris: ensemble cintre/potence peint, freins peints, la signature d'Alejandro, des couleurs bien assorties, etc... Il s'agissait d'un des Pinarello les plus jolis du stand.



Par IRONMARC
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Vendredi 12 décembre 2008







Quelle est la bonne cadence de pédalage ?

On appelle la cadence de pédalage, le nombre de tours complets que fait la pédale pendant 1 minute. Quelle cadence employer ? 40, 60, 80, 100, 120 tours par minute ? Qu’est ce qui le détermine et dans quelles conditions ? Voilà ce que nous allons essayer de comprendre.

Dépense d'énergie et état physique

L’important, c’est la dépense d’énergie nécessaire pour appuyer sur les pédales, ainsi que son état physique. Des études ont été faites en laboratoire et sur le terrain. Elles visent à connaître la fréquence de pédalage qui donne la meilleure vitesse pour un coût énergétique identique.

Par exemple, on fait pédaler les coureurs à fréquence cardiaque stable en leur imposant des cadences différentes. On mesure puis on compare la puissance dégagée et les vitesses produites. A quelques exceptions près, la fourchette de rendement optimum se situe entre 85 et 105 tours par minutes. Dans cet écart type, elle varie selon les individus et décroît selon la dureté de la pente.

Cela confirme les impressions de terrain, à savoir que si les sprinters sur piste peuvent avoir des cadences explosives dépassant les 200 tours/mn, plus on avance dans les longueurs d’effort, plus cette cadence décroît. Pour l’épreuve du kilomètre départ arrêté, cela peut atteindre 140 tours/mn et pratiquement tous les records de l’heure sont situés entre 100 et 105 tours/mn. Pour les contre-la-montre avec des distances plus longues, on observe chez les meilleurs une cadence moyenne de 93 tours/mn et, en col, vers les 85 tours/mn. Le meilleur rendement se situe donc bien dans cette fourchette 85 à 105 suivant les dénivelés.  

S’économiser en augmentant la cadence

Les compteurs qui enregistrent la cadence de pédalage le confirment. Le cycliste qui est en forme tourne plus les jambes qu’à l’accoutumée, dans cette zone 85-105. S’il est fatigué, les enregistrements notent des cadences plus basses. Il est très intéressant de noter que les coureurs en méforme avouent être tentés de mettre du braquet. Il se sentent incapables alors de "tourner les jambes". S’ils le font, ils ne peuvent pas suivre le rythme et ont la sensation de s’asphyxier.

La cadence est donc aussi une question de fraîcheur physique. Pour la conserver au maximum, un conseil important se dégage : il faut, tant que vous vous sentez bien, pédaler dans cette fourchette 85-105. Combien d’entre nous, protégés au milieu d’un peloton ou dans les roues à faible allure, ont puisé sans nécessité dans leurs réserves en utilisant trop de braquets qui contractent les muscles inutilement.

Mouliner sans avoir l’impression d’appuyer trop sur les pédales, tant que c’est possible, pour suivre le rythme, permet de s’économiser de manière non négligeable.

Une adaptation neuro-musculaire

Cependant, certains ne le font jamais, ou très peu, préférant sentir leurs muscles à chaque coup de pédale. La sensation grisante de produire de la force en pédalant ne permet que de constater qu’on l’a perdue aux moments importants.

Au niveau neuro-musculaire, pédaler dans cette zone cible nécessite donc une adaptation, un entretien et un entraînement adéquates. Surtout pour ceux qui n’ont pas appris ce bon usage pendant leur jeunesse où muscles et tendons se forment. La première chose à faire est donc de ne pas être "gourmand" au niveau du braquet utilisé dans les roues des partenaires, surtout si l’on se sent bien. Il faut ensuite se forcer à pédaler dans la fourchette 85-105, souvent et par séries, selon les déclivités du terrain.

Il ne faut pas hésiter à rouler en groupe pour profiter des abris qui permettent de conserver cette cadence plus longtemps. Il faut également pédaler dans les descentes à ce rythme, ce qui permet d’aller beaucoup plus vite qu’avec de très gros développements.

Le choix des bonnes longueurs de manivelles est lui aussi extrêmement important. Certains, à cause de leviers trop grands, ont davantage de mal à acquérir la vélocité.

Le renforcement des abdominaux et dorsaux est excellent pour bien fixer son basin et pédaler vite. Tout comme les étirements au niveau du genou et des anches. Acquérir 2 à 3 degrés de liberté supplémentaire au niveau articulaire par des séances de stretching régulières (ou par la pratique d’autres sports) permet de gagner en souplesse de pédalage de manière très sensible.

A LIRE AUSSI

TEST DES PLATEAUX OSYMETRIC

TEST DES PLATEAUX Q-RINGS ROTOR

TEST MANIVELLES POWERCRANCKS

OPTIMISER SON GESTE DE PEDALAGE

COMMENT REGLER SON VELO

LE VELO DE TRIATHLON

POSSITION SUR UN VELO DE TRIATHLON

 

Par IRONMARC
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 11 décembre 2008

Test manivelles Powercranks


tester par PHIL ( trouver sur le net )
Un nouveau pédalier pour mon vélo de route ? Pas vraiment. Les manivelles Powercranks sont utilisées lors de votre entraînement essentiellement. Caractéristique : elles sont indépendantes, ce qui permet de pédaler une jambe après l'autre, ou mieux, de travailler une parfaite synchronisation des deux jambes.

J'ai utilisé les pédales deux mois en début de préparation. J'avoue que ça m'a coûté assez cher en temps et en sous au départ (trouver les bons plateaux, les outils pour monter et démonter le pédalier, un home trainer, etc.) mais dès que j'ai enfin pu m'y mettre, j'ai très rapidement pu voir des effets bénéfiques.

Si les cyclistes et triathlètes utilisent la plupart du temps les Powercranks pour améliorer leur rendement, et donc optimiser la puissance musculaire qu'ils développent, les buts d'un coureur d'ultra seront un peu différents. Il y a à mon sens trois phases possibles dans un entraînement Powercranks adapté au coureur d'ultra :

1/ Equilibrage gauche-droite. C'est le point le plus intéressant de mon point de vue. Même si on peut toujours "tricher" et forcer un peu plus sur une jambe que sur l'autre, le mouvement naturel demandé par les Powercranks impose plutôt de produire la même force et le même mouvement avec les deux jambes. En quelques entraînements, on se rend compte que les deux jambes moulinent de la même façon. En soi, ce n'est pas très intéressant puisque notre but à nous c'est de courir. Oui mais l'effet sur la technique de descente (notamment) lorsqu'on court sur des sentiers difficiles est immédiat. Alors que mes reprises en entraînement de type trail sont souvent délicates, avec l'impression d'avoir une jambe droite pas trop mal et une gauche "en bois", ça s'est beaucoup mieux passé cette année grâce aux Powercranks. Meilleur déroulé, meilleures sensations sur la jambe gauche, meilleur équilibrage et donc plus d'options dans les appuis (sinon j'ai tendance par exemple à laisser la jambe droite négocier les passages délicats). En résumé, il y a de toute évidence un travail nerveux qui s'effectue et qui permet d'optimiser le passage d'information de la tête aux jambes.

2/ Musculation / PPG. Les psoas sont l'exemple typique des muscles négligés par les coureurs d'ultra, et pour cause, il est très difficile de les entraîner en courant. Ce sont des muscles qui ne font "mal" que si on court très longtemps (mais on ne peut pas faire 80 km par jour pour s'entraîner les psoas) ou si on s'entraîne en vitesse (mais peu de coureurs d'ultra ne s'entraînent pas suffisamment en vitesse pour ressentir des effets bénéfiques sur les psoas). Notre seule planche de salut consiste à espérer que la pratique sur le long terme de l'ultra finisse par nous forger des psoas en béton, ce qui évitera ensuite d'abandonner après 20 heures de course parce qu'on ne peut plus lever la jambe. La encore, les Powercranks peuvent à mon sens être décisives, car elles font travailler l'ensemble des muscles des jambes, et notamment ces muscles secondaires très importants pour nous. Je parle des psoas, mais également des muscles releveurs du pied, de ceux qui maintiennent la cheville, les genoux, les hanches, etc. Pour en revenir aux psoas, on ressent très vite l'intérêt de les développer dès la première côte ou dès la première accélération. Même en ultra, on a besoin d'un peu de puissance et de vitesse. Et puis de toute façon, ça participe à l'économie de geste qu'on recherche.

3/ Puissance. Je ne suis pas arrivé à un niveau de pratique suffisant pour vraiment utiliser les manivelles dans un objectif de développement de puissance. J'aime bien faire du vélo pour faire des séances dures avec le cœur au bord des lèvres et les poumons explosés mais avec les Powercranks, ce n'est pas possible compte tenu de mon niveau en vélo. Sans les Powercranks, il suffit que je fasse des accélérations à 40-45 km/h pour avoir de bons effets cardio-vasculaires. Avec, il faudrait que j'aille à 55-60 ! Par contre, je suis convaincu que ce type d'entraînement pourrait être intéressant à mener. En ultra-trail, c'est sûr, mais aussi pour l'ultra-plat ultra-long, qui a tendance à développer une musculature économe, moins puissante et même un peu déséquilibrée.

Deux précautions à prendre avec ces manivelles. La première est d'ordre sécuritaire : commencez de préfrence par vous entraîner sur un home-trainer (des rouleaux par exemple), pour vous habituer. Sortir dès la première séance en ville au milieu des voitures est fortement déconseillé. La seconde précaution est d'ordre financière. A la location, un pédalier coûte entre 75 et 50 euros par mois, et à l'achat (on retient son souffle) entre 749 et 899 euros. C'est presque trois fois le prix de mon vélo !

Comme dit en préambule, il faut aussi compter les dépenses annexes : nouveau plateau si l'entre axe du votre ne correspond pas à un modèle de Powercranks existant et home trainer si vous tenez à la vie.

Voilà pour ce retour de manivelle et d'expérience. Mon point de vue global est plutôt positif. L'utilisation de ces manivelles, pour un non cycliste comme moi, rend l'exercice beaucoup plus ludique que simplement souffrir sur ses deux roues. Si l'entraînement musculaire n'est pas évident pour un coureur, on gagne très vite en synchronisation des deux jambes et ça se ressent immédiatement en trail : davantage de puissance en côte grâce à une remontée de jambes plus franche, et une plus grande aisance sur les sentiers techniques.




Démonstration du powercranks par Herminator
http://herminator67.over-blog.com/article-6133531.html
Par IRONMARC
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 11 décembre 2008
Test des plateaux Osymetric, ni ovales ni elliptiques, mais tout simplement twincam, pour un coup de pédale plus rond réduisant les points morts.

Comment obtenir un rendement supérieur de 10 % tout en étant attentif à son rythme cardiaque et en se gérant de manière plus économique sur son vélo ? A cette question que tout cycliste un peu motivé se pose, s'est posé ou se posera, la solution biomécanique passe par Osymetric. C'est ce qu'ont choisi un grand nombre de triathlètes dont Hervé Faure, de vététistes dont Nicolas Filippi ou encore de pros comme Bobby Julich ou Geoffroy Lequatre.


© Vélo 101
Les plateaux Osymetric sont fabriqués à Nice. Quoi de plus normal que le concept des plateaux Osymetric, qui ne sont ni ovales ni elliptiques, mais tout simplement twincam ? Le principe fondateur est simple : faire en sorte que le rayon du plateau varie proportionnellement à la force dégagée par la jambe du point mort haut au point mort bas. Facile à dire, facile à exprimer, mais quelle est la réalité ? C'est ce que nous avons voulu savoir avec un test des plateaux route sur deux mois, avec des plateaux 52/42, mais Osymetric propose également 54 et 56 dents.
 

Première chose, l'installation. On avait en tête que les mécanos des équipes ayant des coureurs Osymetric avaient une vie plus compliquée que la moyenne, question réglages. Sur le terrain, passer des plateaux SRAM aux plateaux Osymetric n'a posé aucun souci à notre testeur. Trois vis sur le plateau, pas besoin de démonter l'axe du pédalier, ça se fixe très rapidement. Le seul point, c'est le réglage avec le dérailleur avant. C'est assez fin. On dira que sur un double plateau, si on est un tant soit peu bricoleur, on peut le régler assez facilement. Pour les triples, sur les VTT, c'est un peu plus délicat. Sur le site osymetric.com, on s'aperçoit que les plateaux s'adaptent à tous les standards. Les marques et les informations sur les réglages sont relativement précises. Encore une fois, bons bricoleurs, à vos postes...

Une fois installé, dès qu'on monte sur le vélo, l'impression est différente. On dirait qu'on roule sur des œufs. On sent bien que les plateaux ne sont pas ronds. Les premiers coups de pédales sont assez déroutants, mais on s'habitue vite, on vous rassure. Ne parlons pas des voisins de peloton, évidemment. Voir fonctionner un pédalier Osymetric peut paraître surprenant, déroutant, étrange. Le mouvement n'est pas habituel, mais là comme sur beaucoup de plans, il faut dépasser les préjugés. Les premières sensations passées, on s'habitue très très vite. On sent qu'il n'y a plus aucun point mort, et la vraie bonne nouvelle c'est la sensation de travailler continuellement d'une jambe ou d'une autre. Sur les premières sorties, on a l'impression de fatiguer beaucoup plus vite. On reste sur cette impression de travailler donc de fatiguer à plus grande échelle. Ce n'est pas du tout le cas, la puissance est beaucoup plus régulière, c'est tout.

Il n'y a donc pas de point mort, ce fameux moment où une des jambes ne travaille plus, alors que l'autre doit redoubler d'efforts. Il n'y a donc pas de compensation, et l'impression de pédaler rond, de bien faire tourner les jambes, s'installe très vite. Les chevilles, etc... tout est fluide.


© Vélo 101
Notre testeur a la bonne habitude de travailler en intensité sur le même col, les mêmes intervalles. Là, à son pic de forme, ça a été flagrant. Sur une montée de vingt minutes, 1'30" de gagné (montée en 39x21 habituellement, cette fois en 42x21). On n'est pas aux 10 % gagnés, mais pas loin, et c'est ça qui est motivant, intéressant, intrigant, etc... toutes choses égales par ailleurs. Il est évident qu'un coureur qui est très fluide, qui pédale très rond à la base, aura moins d'avantages ou bénéficiera moins de l'évolution apportée par les plateaux Osymetric. En revanche, pour ceux et celles qui
 
ont une grande différence de puissance entre la jambe droite et la jambe gauche, question puissance et coordination, les plateaux Osymetric permettent de compenser ces différences, sans aucun doute.

On gagne en puissance. Comme les piles célèbres, on peut aller plus loin. Le lien est facile avec la fatigue. Plus d'économie. Quand on fait une sortie de 5/6 heures, les derniers moments sont difficiles, on a l'impression de pédaler carré. Là pas du tout, le côté moins de fatigue généré par les plateaux se ressent directement.

En conclusion de ce test longue durée, entraînements, cyclosportives, courses régionales, on recommandera d'essayer, et d'insister, ne pas rester sur une simple impression liée à "j'essaie pour voir" largement influencée par le look des plateaux, et l'impression visuelle laissée par un collègue qui a essayé avant de changer de cap...

Dernier point, une fois que vous aurez l'habitude des plateaux Osymetric, dès que vous repasserez aux plateaux ronds, vous aurez l'impression de tourner les jambes bien plus rond qu'auparavant. Question coût, évidemment, on retrouve l'impact français. Pour un double plateau tel que nous l'avons testé, il faudra compter 230 euros. Pour un triple, plutôt aller vers les 300 euros. Enormément de triathlètes ont adopté ce système. Pour eux, la fatigue totale est un paramètre majeur, il n'y a pas de petites économies, surtout quand on est à Embrun, vers le 15 août... C'est un signe. Avant de l'adopter, il faut l'essayer, c'est la conclusion majeure de notre test. Vous vous ferez votre propre opinion, même si, révolution oblige, si c'était "la" solution, tout le monde l'aurait adoptée.
Par IRONMARC
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 11 décembre 2008

Test des plateaux Q-Rings Rotor, des plateaux ovalisés dans le but d'optimiser le pédalage en réduisant le point mort.

Le pédalage cycliste est déjà l'activité humaine (non motorisée) qui a le meilleur rendement, mais de nombreuses équipes rivalisent d'ingéniosité pour augmenter encore ce rendement. La société espagnole Rotor (née d'une école aéronautique madrilène) commercialise des plateaux ovalisés dans le but d'optimiser le pédalage en réduisant le point mort, lorsque les manivelles sont globalement à la verticale. Cette démarche n'est pas récente. Dans les années 70, monsieur Polchlopeck avait été le premier à tenter de
 
faire évoluer les mentalité d'un secteur très conservateur puis vinrent le système Biopace de Shimano, l'Harmonic soutenu par Guimard, l'O'Symetric utilisé par Bobby Julich. Il semble tout de même que Rotor trouve de plus en plus d'adeptes. Alors, ont-ils trouvé la Vérité là où d'autres n'avaient pas la puissance commerciale ? Shimano avait eu une bonne idée mais conçue à l'envers ? O'Symétric est-il trop excessif ?

Le principe :

C'est simple. Sur les 360 degrés du pédalage, il y a des temps forts et des temps faibles. On profite des temps forts pour gagner en puissance et on réduit les temps faibles. Le développement et le braquet varient donc à chaque instant du pédalage. On a un braquet plus grand lorsque les grands groupes musculaires sont en action (lors de la descente et de la remontée de la pédale) et un braquet plus petit au passage des manivelles à la verticale. Evidemment, sur une révolution complète de 360 degrés, le développement reste le même : un 53 dents reste un 53 dents ! Mais il passe furtivement au 56 à un moment puis au 51 à un autre moment, ceci étant possible grâce au diamètre variable des plateaux.


Quelques idées reçues :

Le point mort bas n'existe pas... sauf en danseuse. En danseuse, il est très difficile (mais pas impossible) d'avoir un coup de pédale rond. On "pistonne" plus qu'on arrondit. Si la partie basse du pédalage ne semble pas efficace, c'est qu'elle correspond au point mort haut de l'autre pédale. D'ailleurs, les utilisateurs de PowerCranks (pédalier à manivelles indépendantes) savent bien que ce n'est pas en bas qu'ils perdent le rythme mais en haut.

Rotor contre PowerCranks ? Les principes, bien que totalement opposés, ne sont pas contradictoires. PowerCranks vise à améliorer par l'entraînement les points faibles du pédalage alors que Rotor tente de les réduire et augmenter les temps forts. Les deux concepts ont le même objectif d'amélioration de l'efficacité biomécanique du geste par des moyens différents. Ils sont même complémentaires mais pas simultanément sinon ... gros problème.

Les plateaux Rotor ne sont pas ovales, ni ovoïdes, ni ronds bien sûr. Rotor les dit ovalisés, un autre terme qui nous plait bien sans être péjoratif : "patatoïde" ! On peut passer les bosses avec une ou deux dents de moins. Enfin, un 52 Rotor correspond à un 50 rond ! Sans blague ! Elles sont passées où, les deux autres dents ?

Le test :

L'objectif avoué était de prouver objectivement que les plateaux ovalisés apportaient un gain de performance. Comme toute démarche scientifique ou pour le moins sérieuse, on part d'une hypothèse et on essaie de la confirmer sur le terrain. La meilleure solution pour comparer les deux types de plateaux semble être de mesurer une puissance développée à travail cardiaque identique. Si, à fréquence cardiaque identique, la puissance mesurée à plusieurs reprises est supérieure avec tel ou tel plateau, c'est gagné !

Pour cela, il nous faut analyser tous les paramètres pouvant avoir une influence sur la reproductibilité du test, et des instruments de mesure précis (Powertap pour mesurer la puissance, home-trainer Real-Axiom programmable sur ordinateur et à frein magnétique et cardiofréquencemètre Polar). Donc, hors de question de pratiquer le test comparatif sur des vélos différents, ou sur route (le vent varie d'une minute à l'autre), ou des jours différents (la forme varie énormément, la réponse cardiaque varie, la pression atmosphérique varie et les
 
échanges gazeux pulmonaires sont excessivement variables d'un jour à l'autre).

Il faut donc le même vélo mais aussi la même position (on choisit une position toujours identique, bras tendus soit en bas du cintre soit aux cocottes selon le braquet et la difficulté). Bien sûr, le même développement, donc sur le 53 (le petit plateau est exclu car le 39 n'existait pas encore au début du test, et on ne compare pas un 39 avec un 40...).

Le protocole doit être le plus identique possible entre les deux essais. Soit échauffement similaire puis test avec prise de mesures, changement de grand plateau, repos, prise de boisson de l'effort pour repartir dans des conditions quasi-identiques avec le plateau concurrent. Evidemment, ce double test est réalisé des dizaines de fois, parfois le rond en premier, parfois l'ovalisé, parfois à cadence de pédalage élevée, en vélocité (cp>100), parfois plus en force (cp<50) . En faisant varier l'intensité de l'exercice, mais jamais dans le rouge, sinon ce n'est plus reproductible, soit des puissances qui vont de 250 à 380 watts (la puissance étant contrôlée sur Powertap, la puissance du Real-Axiom n'étant pas d'une fiabilité suffisante). En faisant varier aussi la durée des tests, entre quatre à six minutes à puissance constante.

La conclusion de ces heures passées à pédaler et à changer de plateau est la suivante : si les plateaux Q-Rings apportent un gain de puissance, il n'est pas objectivable, donc inférieur à 1 watt ou à 1 pulsation cardiaque. Déçus, nous le sommes aussi, on aurait tant aimé être les premiers à prouver l'efficacité des plateaux "patatoïdes" sur des tests reproductibles. Mais il reste les autres tests, les non reproductibles.

Quelques exemples :
  • test d'explosivité. Mesurer la puissance maxi sur un court instant (possible sur route avec le capteur de puissance Powertap), léger avantage au Rotor 1323 et 1321 watts maxi mesurés lors de quelques dizaines tentatives contre une fois 1315 watts avec un rond sur des tentatives certes un peu moins nombreuses. Mais c'est sur route, pas le même jour et l'énergie développée un si court instant est explosive et non contrôlable.
  • test d'effort médical. Avec palier de 40 watts toutes les trois minutes, analyse des lactates à chaque palier, analyse des gaz expirés, mesure de la VO² directe. Mais il faut le faire deux fois, à plusieurs jours d'intervalle.
  • tous les tests subjectifs. "J'ai gagné dix secondes sur une montée-test par rapport à l'an dernier !" Oui, mais c'était l'an dernier, pas la même préparation, pas la même météo, pas le même vélo... Ou "j'ai gagné dix minutes sur la Marmotte". C'est vrai, on y était, tu n'es jamais arrivé aussi prêt des meilleurs mais là aussi, même critique : météo, condition de course, matériel, rien n'est comparable. Et puis si on peut gagner dix minutes sur six heures d'épreuve de montagne, les pros vont gagner au moins cinq minutes. Et si un pro gagne cinq minutes dans chaque étape de montagne, le 20ème du Tour en Q-Rings va battre Contador, non ?!

On critique, on critique, mais il n'en est pas moins vrai que subjectivement, il semble bien qu'on se sente mieux sur longue distance. Alors ce n'est pas au point de gagner 2 km/h de moyenne sur la sortie du dimanche. Nos deux testeurs, un cyclosportif de bon niveau et un cyclotouriste assidu, ont remarqué sans être conditionnés par les pro-Rotor que la fin des longues sorties est plus facile. Une expression qui revient souvent dans les réflexions des utilisateurs : "quand on pète, on pète moins fort !" Autrement dit, celui qui sent qu'il va se faire lâcher car le rythme est trop soutenu, sait que ce moment va arriver, il le redoute mais c'est inéluctable, mais pas encore, jusqu'au virage, puis jusqu'au panneau. Ah, si ça pouvait tenir jusqu'au petit bois... Eh ben, ça tient ! En tout cas, ça tient mieux en Rotor, enfin semble-t-il ! Et le gain ressenti est d'ordre musculaire, une fatigue musculaire moindre.

Techniquement :

Le montage est simple, même s'il faut faire attention aux différentes positions possibles. A partir de la manivelle en position basse, le trou supérieur de l'étoile du pédalier doit correspondre au trou du plateau marqué au réglage choisi. Ne nous inquiétez pas, c'est beaucoup plus clair avec le dessin du mode d'emploi... Vérifiez bien qu'un ergot anti-déraillement est bien face à l'intérieur de la manivelle.

Il est nécessaire et obligatoire et rehausser son dérailleur avant. Il faut le régler sur le plus grand diamètre du grand plateau (soit comme si on avait un 56 pour un 53).

Le passage des plateaux ne pose pas trop de problème, même si les plateaux ne sont pas optimisés pour dérailler rapidement comme la plupart des grandes marques car leurs dents sont identiques et non usinées spécifiquement. Les maniaques du rendement pourront penser qu'il se perd là quelques millièmes de watt en friction. Les déraillements ne sont donc pas aussi rapides et fluides que sur plateaux ronds mais corrects avec un bon réglage.

Le fonctionnement est bon avec un léger bruit de chaîne tout de même. Une transmission neuve fait le bruit d'une transmission qui a déjà 1000 kilomètres environ. Il faut bien que la chaîne "monte" et "descende" suivant les variations constantes du diamètre des plateaux. Aucun problème sur le dérailleur arrière. On aurait pu craindre que son ressort se tende et se détende: pas du tout.

Les différents réglages. Il est conseillé de commencer en position intermédiaire soit 3. Bonne idée, et une autre bonne idée pour le non pointilleux, c'est d'y rester ! Mais si on est curieux, on peut changer pour les positions inférieures qui imposent un pédalage plus en force, ou vers les positions 4 et 5 privilégiant la vélocité ou la position "danseuse". C'est simple à comprendre. En position 1 ou 2, l'effort maximum intervient plus tôt et convient donc à ceux qui pédalent avec beaucoup de recul de selle et plutôt en force à la Hinault ou Ullrich. 4
 
et 5 pour les adeptes de la moulinette, pour les gens très avancés type triathlon ou chrono et pour les fanas de la danseuse. On peut panacher : petit plateau 4 car je monte souple et grand plateau 2 car je roule en puissance, ou l'inverse, c'est une question de feeling. Sinon 3 et c'est très bien...

Dernière possibilité : un rond et un patatoïde ! Et pourquoi pas ? Il nous a semblé que l'avantage est plus net en bosse. Donc Rotor sur le petit plateau et classique pour le grand. Inconvénient : on doit adapter son pédalage à chaque changement de plateau. Et alors ? S'il faut environ 500 kilomètres pour s'acclimater aux plateaux ovalisés, une fois que le geste est mémorisé, que le logiciel est créé dans le cerveau, il passe d'une fonction à une autre en quelques secondes maximum. Cela va peut-être choquer certains mais c'est ainsi, la fonction motrice de notre cerveau a une multitude de schémas-moteur et s'adapte très vite, comme votre femme qui, posant ses talons hauts, enfile ses pantoufles et marche d'emblée très honorablement... Donc avec Rotor, tous les panachages sont possibles ! Le poids : quelques grammes de plus à denture égale.

En conclusion :

Intellectuellement, le concept de plateaux ovalisés est attrayant. A priori, on croit aux gains de puissance apportés par la réduction du temps mort. Sur un démarrage, sans doute un peu, sur une durée de cinq minutes, rien d'objectivable. Sur des parcours longs, il semblerait que le gain soit non négligeable en terme de fatigue musculaire. Rien évidemment qui bousculent les classements que ce soit chez les pros (de plus en plus nombreux à l'adopter), en course, ou en cyclosportive

Sur nos deux testeurs, le cyclotouriste les a commandés en compact 50x36, il a été conquis dès le premier essai. On ne lui donnera que peu la parole car il dit : "je ne saurais me contenter de quelques remarques, trop séduit et trop convaincu de l'intérêt de ce produit". Le cyclosportif se tâte encore, déçu de l'absence de gain chiffré. Il demande à ressentir la différence avec un dossard dans le dos sur une grande cyclo. Ou peut-être en petit plateau seulement, "ça se verrait moins..."
Par IRONMARC
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 26 novembre 2008
Par IRONMARC
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Derniers Commentaires

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés